G.R.A.D.
Programme International
"Pendant que d'autres
vont sur la lune, nous cherchons à atteindre les villages !!!"
Devise du journal camerounais Communautés Africaines
Présentation
générale
Nos
axes d'actions
Quelques
éléments de notre démarche
Historique
Nos
actions transversales
PRESENTATION
GENERALE
Le
GRAD, à travers son Programme International (GRAD-PI) vise principalement
le renforcement du monde paysan (les paysans et leurs
organisations) par le biais de la communication pour le développement
:
-
en favorisant la circulation, sous diverses formes, des informations,
des savoir et des savoir-faire (internes ou externes) entre les paysans,
mais aussi vers eux et à partir d'eux.
-
en favorisant l'éveil critique de tous, pas seulement des leaders,
et de leurs organisations.
-
en cherchant à rétablir la communication, avec et au
sein de communautés marginalisées - ou en voie de marginalisation.
L'aire
principale de travail du GRAD-PI est l'Afrique de l'Ouest francophone.
Cette aire tend à s'étendre actuellement vers l'Afrique
Centrale (Cameroun (Nord)Tchad, ...) et parfois vers des pays non francophones
(Guinée-Bissau, Gambie, ...).
Le
GRAD-PI cherche à travailler, en profondeur, pour toucher la
majorité paysanne et les communautés marginalisées
qui, souvent, restent encore hors des circuits d'informations pertinentes
et nont que très rarement loccasion de faire entendre
leur voix.
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NOS
AXES D'ACTIONS :
Pour
atteindre ses objectifs le GRAD-PI produit du
matériel audiovisuel et du matériel écrit,
pédagogique et informatif, adapté, mais surtout favorise
et accompagne l'autoproduction de matériel par les paysans ou
leurs proches.
Le
GRAD-PI réfléchit aussi avec ses partenaires à
la forme des contenus de ces outils (laquelle est jusqu'à présent
trop souvent purement didactique et rébarbative) et à
adapter, aux réalités et possibilités de chacun,
les méthodes de communication et les outils utilisés (lesquels
sont encore trop souvent des rêves technologiques).
*
Ne travaille pas seulement à la fourniture de contenus, mais
également sur la diffusion de ces contenus (internes ou externes)
à tous les niveaux, pour cela :
-
il cherche à développer, jusqu'au niveau des villages,
des possibilités d'accès à des savoirs adaptés
(pas forcément extérieurs, ni "pré mâchés",
ni par trop didactiques) d'une manière permanente, critique
et "self-service".
Cela
dans des "lieux" (librairies, bibliothèques
villageoises, centres de ressource, classes d'alphabétisation,
...) permanents, autonomes pas uniquement reliés à des
projets ou des actions de vulgarisation extérieurs au milieu.
Des "lieux" qui tendent à devenir de véritables espaces
de vie culturelle au niveau des villages.
- il cherche
à favoriser la création, au Sud, de
marchés du livre pour le développement et d'outils
intéressants pour le monde paysan. Marché qui ne soit
pas uniquement rentable pour les diffuseurs
mais également pour les producteurs de documents spécifiques
(un marché en français et progressivement des marchés
langues locales).
*
Cherche à favoriser les échanges, cela par le biais :
-
de "réseaux" d'échanges inter-paysans (d'informations,
de savoir, de personnes), entre individus ou organisations. Ces réseaux
peuvent être internationaux, nationaux, voire même internes
aux organisations paysannes.
-
de cadres de concertation (géographiques ou thématiques)
ouverts ("transacteurs", "transprojets", "transbailleurs", " transméthodologies ")
plus ponctuels.
*
Cherche, parallèlement, à tirer profit, pour l'ensemble
des acteurs du développement, des compétences existantes
en matière d'appui aux organisations paysannes, non seulement
du Sud, mais aussi du Nord. Cela par la capitalisation (sous forme écrite,
sonore et/ou visuelle), la systématisation et la diffusion de
ces connaissances.
*
Cherche à faire "remonter" et circuler des "paroles" paysannes
"indépendantes" en particulier par le programme
Etude-Débat-Sahel (EDS) de valorisation de la réflexion
sur l'Aide par les bénéficiaires.
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QUELQUES
ELEMENTS de notre DEMARCHE :
Le
GRAD-PI se base sur une démarche :
*
D'accompagnement sur et pour le long terme, pour cela il :
-
travaille sur la durée et pas uniquement selon une logique
d'appui par projet, ni même par programme;
-
continue son accompagnement sur le long terme, même hors du
cadre d'actions financées;
-
cherche à ne pas fausser le jeu, par des incitations financières
trop fortes, déconnectées des réalités
et qui cassent toutes velléités de pérennisation
par la suite ;
-
accompagne ses partenaires dans la recherche de solutions viables
sur le long terme pour mener à bien des programmes systématiques
et suivis de communication à la base.
*
Visant, dès le départ, à mener des actions renforçant
l'autonomie et l'indépendance des "partenaires".
-
Pour cela, il est en particulier important de chercher (mais ce n'est
pas toujours évident avec certains moyens de communication
sophistiqués et "étrangers") à rester dans les
limites du "digérable" par des ressources locales.
-
Les efforts à faire dans ce domaine sont des efforts difficiles
car quotidiens et chaque franc qui passe d'une main à l'autre
doit être réfléchi.
-
Mais il faut cependant bien prendre en compte que les actions dans
ce domaine particulier de la communication sont rarement "rentables",
et que même chez nous, personne n'imaginerait demander à
une bibliothèque d'être financièrement rentable....
La rentabilité d'actions de formation et d'information touche
souvent au long terme...
*
De mise en relation d'acteurs, pour cela, il :
-
travaille en grande partie par la mise en relation des ressources
locales;
-
cherche à relier aussi des personnes et pas seulement des institutions;
-
cherche à favoriser ces mises en relation entre praticiens
à tous les échelons des hiérarchies et non pas,
comme trop souvent, uniquement en haut;
-
cherche à sortir des " chapelles " par une démarche
"transacteurs", "transprojets", "transbailleurs", "transméthodologies".
*
De soutien et d'accompagnement à des actions tests en matière
de communication paysanne, si possible pérennes, dans le but
de "donner le goût" aux paysans et aux organisations paysannes
pour de telles actions; pour cela il :
-
cherche à "monitorer" avec soin ces projets tests;
-
cherche à valoriser au maximum les résultats obtenus
(capitalisation, visites d'échanges, ...);
-
joue souvent le rôle de "découvreur" et de "parrain"
pour des organisations paysannes ou proches des paysans;
-
cherche à jouer un rôle de catalyseur en débloquant
ou démultipliant des actions par des interventions très
légères;
-
cherche à systématiser la progressivité dans
les actions menées.
*
Joue un rôle d'acteur dans les actions menées sur le terrain
avec les partenaires et pour cela ne se limite pas uniquement au rôle
d'intermédiaire financier.
Cela
par la formation, par le conseil, par l'éveil critique des "consommateurs",
...
*
Joue aussi un rôle d'acteur ici au Nord par sa fonction d'interface.
Une
fonction d'interface utile pour l'ensemble de ses partenaires du Sud,
d'abord entre "producteurs" et "consommateurs" d'information, de savoir
et de savoir-faire; mais aussi entre organisations et individus du Sud.
*
De contact et de travail direct avec les organisations paysannes. Cest
d'ailleurs l'une des grandes originalités de ses interventions.
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HISTORIQUE
DU GRAD-PI :
Le
GRAD a, par le biais de sa partie Programme International, commencé
à collaborer avec des organisations paysannes d'Afrique de l'Ouest
à partir de 1982. Depuis lors, le travail du GRAD dans cette
région est entièrement destiné à promouvoir
la Communication pour le Développement. Epaulant les organisations
paysannes depuis les Unions locales jusqu'aux structures faîtières
nationales le GRAD contribue à l'amélioration de
la communication interne et externe de leurs organisations. Plus que
de se centrer sur un outil ou un média quelconque, l'objectif
du GRAD est d'aider les responsables paysans à parcourir ce qu'on
ne devrait pas appeler "le dernier kilomètre" mais trop souvent
la "dernière centaine de kilomètres" les reliant à
leurs forces vives.
Dans
son travail avec les organisations paysannes, le GRAD a eu la chance
de les suivre parfois en tant qu'observateur, mais d'autres fois
en tant qu'acteur dans leur structuration progressive.
Ainsi
la naissance du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et
des Producteurs d'Afrique) à Cotonou en juillet 2000 n'est que
la dernière étape d'une progression du bas vers le haut
de ces organisations. D'abord par la réunion de quelques groupements
(années 70), puis le regroupement d'Unions au sein d'associations
régionales (années 80) suivi de la constitution d'organisations
faîtières nationales (années 90), enfin de cadres
de concertation nationaux entre différentes faîtières
nationales regroupant les différent types d'acteurs du monde
rural (agriculteurs, éleveurs, forestiers,
). Et, depuis
"Cotonou 2000" est née une organisation les regroupant à
un niveau sous-régional. Ce cheminement vers le haut à
pris plus de 30 ans et, dans beaucoup de pays, est encore en cours.
Le
GRAD a eu la chance ces 20 dernières années de pouvoir
travailler à différents niveaux et dans différents
pays; dans les villages avec les groupements au niveau d'Unions et de
Fédérations, et comme c'est le cas maintenant
au niveau sous-régional.
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NOS
ACTIONS TRANSVERSALES
Le
programme Etude-Débat-Sahel (EDS) de réflexion sur lAide
Dans
beaucoup des pays où l'aide extérieure intervient depuis
plusieurs décennies, l'apport d'aide et la relation qu'il entraîne
induit un certain nombre de comportements opposés à son
objectif premier.
Cette
réflexion sur l'aide et ses effets négatifs est essentiellement
construite sur l'apport des "bénéficiaires" de cette aide.
Des centaines de responsables d'ONG ou responsables paysans ouest africains
ont pu s'exprimer sur ce sujet et organiser la réflexion autour
d'eux. Large réflexion qui permet aux bénéficiaires
de mieux se préparer à accueillir ou non de l'aide extérieure,
d'être plus aptes à l'orienter vers leurs priorités
et à la gérer sans qu'elle ne bouleverse trop leur capacité
de mobilisation des ressources internes.
Si
le thème vous intéresse voici notre dernière production
: "Aider, c'est pas donné !",
mais de nombreuses productions sont aussi disponibles.
Beaucoup
de décideurs en matière de coopération au développement
ou de domaines économiques qui influent sur le développement
des pays du Sud, ont très peu l'occasion d'entendre les gens
"pour" lesquels il travaillent, s'exprimer d'une manière libre,
non courtisane, non liée à des financements (trop de dépendances,
trop de filtres, trop de distances, trop peu de temps, trop d'incertitudes
quand aux émetteurs et au contexte de leur émission, ...).
Il
est donc important que des idées authentiques de paysans, de
leaders paysans ou de militants proches des mouvements paysans du Sud
puissent remonter vers les décideurs et vers le Nord.
Il
est bien sûr aussi capital qu'elles puissent circuler entre pays
et mouvements paysans du Sud.
C'est
dans ce cadre que s'inscrivent des actions comme :
-
Les collections d'interviews et leur diffusion;
-
La systématisation, sous forme de guides ou de recueils de
paroles paysannes, d'expériences du Sud.
Les
Bibliothèques villageoises :
Nous
accompagnons, depuis prés de dix ans, la mise en place de réseaux
de bibliothèques villageoises, des lieux de mise
à disposition de connaissances locales ou externes au sein même
des villages. Ainsi, une paysanne ou un paysan dynamique peut progresser
par lui-même, sans forcément devoir attendre qu'une ONG
propose une formation, que la radio parle de telle ou telle technique
ou que l'occasion se présente de migrer vers la ville.
Le
GRAD agit par la mise en réseaux (et la motivation par ce biais)
des bibliothécaires villageois :
-
par laccompagnement des sous-réseaux régionaux ou
associatifs existants et lappui aux réseaux nationaux ;
-
par la production d'une petite lettre de liaison : La lettre des bibliothèques.
La
création de "Marchés du livre du Développement"
:
L'objectif
est de permettre aux nombreux documents pour le développement
produits, par tel projet ou tel service, d'atteindre les bénéficiaires.
Pour que ce chemin puisse se faire (les kilomètres entre l'ONG
et le paysan potentiellement utilisateur) il n'y a pas de miracle :
il faut qu'il y ait un intérêt économique de la
part des "porteurs" de l'outil. Nous avons mis en place un réseau
de diffuseurs, plus ou moins formels, dans une douzaine de pays
ouest-africains, qui perçoivent un pourcentage sur le produit
de leurs ventes assez motivant. Ils vendent et promeuvent autour d'eux,
et de plus en plus à la base, des documents produits initialement
pour les paysans, mais qui finissent bien trop souvent enfouis dans
les débarras des ONG, projets ou autres services producteurs.
Ce
réseau se renforce au quotidien par le nombre de ses diffuseurs
(une quarantaine actuellement) et par la
gamme d'outils qu'il propose (près d'une centaine de titres).
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