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Sommaire / Descriptif / Les fiches DPH

Serie AF: Aide aux femmes
Pendant des années, les femmes des villages et des quartiers ont été négligées par les agents d'aide extérieure. Aujourd'hui, au contraire, les femmes sont devenues des interlocutrices incontournables. Quelles chances et quels problèmes apportent ce changement ? Comment rendre cette évolution utile à tout le monde?

Autonomie

Aide aux Femmes

Maîtriser l'aide pour arriver à nous en passer

Du projet à la convention de partenariat

Appui aux Organisations Paysannes Débutantes


AF5 - Comment appuyer les femmes efficacement ?

Présenter des façons de faire, utilisées par différents organismes d’appui, qui ne limitent pas le dynamisme et la responsabilité des femmes.

Thèmes :
Bien connaître les bénéficiaires
Appuyer les activités déjà en cours
Augmenter leurs capacités d’analyser les problèmes et de négocier
Accompagner, par une formation, chaque appui à une activité
Choisir avec les femmes des moyens d’aide adaptés

Mots-clés DPH:
Connaissances mutuelles
Femme

ONG (d'appui)

 

Thème 1

Bien connaître les bénéficiaires
Mots-clés DPH du thème :
Strategie de Developpement / Strategie d'appui

 

Ce que disent les femmes membres des groupements (OP) :

Ce que je conseille aux partenaires : d’abord, il faut qu’ils connaissent très bien l’association qu’ils veulent appuyer. Connaître les statuts, le règlement intérieur, etc. des associations pourra aider le bailleur à bien travailler. Car ne pas connaître les buts précis, les statuts, le règlement intérieur de cette association, tôt ou tard, cela va créer des problèmes. C’est pourquoi je dis qu’à chaque fois qu’un partenaire veut aider une association, il doit faire des recherches pour la connaître. Savoir sur quoi elle est basée. C’est essentiel. Ndeye TOP

Connaître le groupement : comment il fonctionne, quel est sont son objectif, ses activités, les stratégies mises en œuvre, les moyens humains, financiers et matériels. Connaître le parrain et avoir confiance en lui pour atteindre l’objectif de l’appui. Connaître comment appuyer les bénéficiaires et quand appuyer. RAFIA-CAP Femmes

Ce que disent des agents d’organismes d’appui (OA) :

Connaître la composition et structuration du groupement : qui est qui ? Qui représente qui ?

Et aussi aller discuter avec des femmes qui ne sont pas du groupement et qui disent ce que ne diraient pas les membres du groupement. Javier Schunk

Connaître bien l’organisation des femmes. Connaître leur structuration et leur fonctionnement (répartition des tâches). Noyau ASET

" D’abord, bien savoir sur quoi est basée l’association qu’on veut aider ".

Ndeye Top

Ce qu’a fait une OA à ses débuts :

Avant de me lancer comme ONG d’appui aux femmes, j'ai fait une étude-diagnostic autour de Thiès. Cette étude a commencé au marché : j'y ai observé les relations qui existaient, les produits qui sont vendus et les villages qui offrent ces produits. J'ai fait le tour du marché à plusieurs reprises, j'ai essayé de nouer des contacts avec les femmes, c'est comme ça que ça a démarré. Il a fallu créer une relation avec une localité et j'ai donc choisi le lieu du marché, où j'ai discuté avec les femmes informellement*, et c'est petit à petit que les femmes m'ont dit "si tu venais voir chez nous, si tu venais visiter le village, ça nous ferait plaisir".

C'est comme ça que j'ai pu pénétrer dans les villages, où j'ai essayé de mettre en place un petit comité de concertation. On parlait de tout ce qui se passait au village : les problèmes, comment les femmes vivent, comment les hommes vivent, quels sont les ressources et les potentialités du village.

Au niveau de chaque village, il y avait un tout petit comité composé de 7 personnes et c'est avec ces personnes-là que j'ai fait l’enquête. A chaque réunion villageoise, on essaie de toucher toutes les couches sociales. On essaie d'identifier les problèmes, les actions et on se lance dans des actions avec ces groupements villageois en démarrant avec nos propres moyens. On démarre entre nous : on ne compte pas sur le gouvernement ou sur les bailleurs. On essaie de voir comment on peut faire pour résoudre tel ou tel problème. C'est comme cela qu'on a travaillé avec ces 7 villages, pendant 4 ans, sans aide extérieure. C'est au bout de ces 4 ans qu'on a essayé de contacter des bailleurs pour renforcer les initiatives que les populations avaient déjà mises en marche. Joséphine Ndione


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Thème 2

Appuyer les activités déjà en cours
Mots-clés DPH du thème :
Capacite / Ressource Humaine

 

Opinion des responsables d’OP (féminines ou pas) :

Mon conseil est d’appuyer les femmes à partir des activités qu’elles mènent déjà. Par exemple, quand tu viens voir une association et que tu veux l’appuyer en maraîchage alors qu’elle n’a jamais effectué de maraîchage, c’est un blocage. Mama Gueye

Ne pas présenter l’aide comme une solution à leurs problèmes mais comme un appui à leurs activités. Terre Solidaire

Afin de ne pas démotiver les femmes dans leur effort de développement, il faudrait être à leur écoute, ne pas remettre en cause les initiatives qui reflètent leurs problèmes spécifiques et leurs attentes. Leur apporter un appui, en facilitant la réalisation des objectifs qu’elles se sont fixés, les encadrer et, comme pour tout autre Organisation Paysanne, leur donner des conseils ; surtout, leur laisser l’entière liberté dans le management de leurs projets, la libre gestion de leur temps. Jean Nya Ngatchou

Opinion de femmes membres d’un groupement (OP) :

Appuyer la formation (visite d’échange, formation pour la réalisation de l’objectif des activités déjà en cours). Appuyer pour renforcer la capacité de connaissances au niveau de chaque responsable d’activité, annexer les AGR ou tout autre volet aux activités principales, faire une auto-évaluation des activités des OP. RAFIA-CAP Femmes

Opinion des Organisations d'Appui (OA) :

Venir en aide aux associations féminines dans leur propre programme de développement. Madeleine Barry

Aider les femmes à développer ce qu'elles ont déjà en main. Noyau Léré

Amener les choses de l’extérieur, faire tomber les choses sur les femmes, vraiment cela va casser le dynamisme* des femmes. Mais si on part des initiatives déjà en cours et menées par les femmes elles-mêmes, qu’on appuie cette dynamique, je crois que ça ne peut que favoriser et contribuer à améliorer cette dynamique. Voisins Mondiaux

" Partir des initiatives déjà en cours et menées par les femmes elles-mêmes ". Voisins Mondiaux

Façon de faire d’une OA sénégalaise :

Nous avons voulu valoriser les ressources locales, partir de ce que nous avons, de ce que nous pouvons faire nous-mêmes et ne pas toujours compter sur l'aide extérieure, car celle-ci ne sera pas présente éternellement. Nous avons donc montré aux femmes qu'avec leurs ressources propres elles pouvaient démarrer quelque chose et que l'aide ne représentait plus alors qu'un soutien, un renforcement des initiatives qu'elles avaient mises sur pied des mois et des années auparavant. Par exemple, nous travaillons avec un groupement de femmes qui voulaient lancer des activités économiques mais n'avaient pas d'argent pour cela. Après avoir réfléchi, elles ont décidé de faire des prestations de service payées. Elles décortiquaient le mil (à la main), d'abord pour les membres des groupements, puis pour d'autres personnes. Elles ont gagné 30.000 CFA (100 kg de mil décortiqué sont payés 2.000 CFA) et ont fait des prêts (de 5.000 CFA) à 6 femmes décortiqueuses. Celles-ci travaillaient pendant six mois et remboursaient leur prêt à un taux d'intérêt de 20 %. Ensuite, cet argent a été prêté à 6 autres femmes. Ainsi, le groupement a pu démarrer des activités économiques que nous avons alors proposé à une agence d'aide extérieure.

Pourquoi appuyer comme cela ? J'ai vécu, pendant des années, les programmes établis d'avance dans une autre ONG. Là, on avait des programmes établis, bien réfléchis, mais qui souvent n'intéressent pas les populations. Alors je me suis dit que pour démarrer des actions dans les villages, il ne faut pas y aller avec des programmes pré-établis. Non! Ces programmes-là n'intéressent pas les populations parce qu'ils ne touchent pas leurs priorités. C'est pour cela que le GRAIF part des situations vécues par les gens, et pas de leurs besoins. On chemine avec eux et au fur et à mesure qu'ils trouvent la nécessité de participer à un programme d'alphabétisation ou de gestion, alors seulement nous intervenons. Il faut que ce soient les groupes eux-mêmes qui décident de solliciter une formation, parce que si c'est nous qui leur proposons quelque chose ou si nous leur amenons un programme pré-établi, cela ne marchera pas.  Josephine Ndione


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Thème 3

Augmenter leurs capacités d’analyser les problèmes et de négocier

Mots-clés DPH du thème : Formation Permanente

 

 

Mme Fatou Bocoum est la permanente de la Fédération des ONG du Sénégal (FONGS) chargée d’épauler la promotion féminine. Elle explique ceci :

Pour ne pas fragiliser le dynamisme des femmes, il faut qu’on appuie leur dynamisme et leurs initiatives. Et il y a des initiatives qui ne nécessitent pas d’aide extérieure. Quand les femmes se retrouvent pour mettre en place des caisses d’épargne et de crédit auto-gérées*, il faut voir dans les caisses : il y a des millions ! De l’argent qui vient d’elles-mêmes. La meilleure manière de les aider, c’est de leur permettre d’avoir des capacités de gestion par l’information et la formation. Il faudrait sauvegarder cette activité qui est déjà un acquis, qui ne nécessite pas une aide extérieure mais qui est partie de leurs propres moyens. Il faut donc promouvoir ce type d’activités, promouvoir aussi le fait que les hommes commencent déjà à donner une petite liberté aux femmes, pour leur permettre de se former, de s’épanouir. Il faut aider dans ce sens-là. Il faut aider au lobbying*, que les décideurs sachent que les femmes sont là, des citoyennes importantes qu’il faut soutenir, impliquer au niveau de la politique pour les décisions. Moi, je veux parler de cette aide-là, et pas de l’aide financière pour résoudre les problèmes, mais d’une aide basée sur la concertation*, le renforcement des capacités des femmes, leur information, leur formation, et donc aider chaque personne à ce sujet. 

D’abord, si c’est une femme analphabète, il faut qu’elle apprenne à lire et à écrire. Ensuite, travailler pour qu’elle puisse s’assumer, prendre des responsabilités et s’assumer dans le cadre du travail. Donc, si c’est une femme qui doit être trésorière, on renforce ses capacités au-delà de la comptabilité, etc. Si elle doit être présidente, on renforce ses capacités pour lui permettre de savoir comment diriger, comment mener les réunions, comment négocier avec les partenaires, etc.

Donc, c’est déjà de la formation, on commence à la dispenser aux femmes leaders à la base. Elles commencent à prendre des petites responsabilités à la base et, de plus en plus, elles se positionnent*. Si elles étaient à un niveau " village ", elles évoluent jusqu’à un niveau " groupement ".

C’est à la base qu’il faut commencer à voir des leaders femmes, à les observer au niveau des organisations paysannes. Je crois que le leader, c’est inné, c’est quelque chose qui est dans le fond. Quand on voit une personne, on sait que si on la pousse elle sera sûre de diriger. Parce qu’un leader, c’est quelqu’un qui dirige. Nous, nous avons le réflexe des leaders, on les sent au niveau des organisations à la base. Quand on les identifie, on met le paquet, l’accent sur leur formation.

C’est comme cela qu’on progresse, c’est dans l’apprentissage, dans la pratique, en faisant des erreurs, en les corrigeant. Le leadership* ne vient jamais comme cela, c’est quelque chose que l’on travaille. Il y a des échelons : il faut travailler à tel niveau, maîtriser ce niveau, aller dans un autre niveau, le maîtriser, etc. Il y a plusieurs niveaux à maîtriser parce que pour chaque niveau, pour chaque leadership, il y a des comportements et des capacités à développer.

C’est l’illustration de notre Présidente ici. Elle a été distinguée depuis la base, elle est montée, montée, jusqu’au niveau de l’organisation faîtière. Et même là, à la FONGS, on continue à la former pour être au même niveau que les femmes qu’elle retrouve au Ministère, ou bien les femmes qu’elle retrouve dans la sous-région. Actuellement, elle négocie les projets, le programme de la FONGS aussi. Pour négocier le prochain programme de la FONGS, elle était à Bruxelles avec une autre femme de Casamance, elles étaient deux, avec trois hommes.

(Interview de Fatou Bocoum, recueillie par Séverine Benoît, à Thiès (Sénégal), en février 2001 - Fiche 479)


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Thème 4

Accompagner, par une formation, chaque appui à une activité
Mots-clés DPH du thème :
Culture Traditionnelle

 

Informer et former des femmes aux 1000 bras !

La femme à la Maison Familiale Rurale est la femme aux 1000 bras. Elle est au champ, à la cuisine, elle lave le linge, elle fait le repassage, elle balaie la chambre, elle nettoie l’enfant, elle surveille la maman qui est malade, elle prépare le repas, elle va faire son petit commerce, chercher son bois, elle se rend à la classe d’alphabétisation. Qui va appuyer une femme qui a 1000 bras ? On est obligé de faire beaucoup de choses pour cela.

Nous faisons de la formation, en fonction des activités. Par exemple, une femme qui fait du petit commerce peut se former en alphabétisation, suivre des séminaires en gestion et en planning familial. La femme qui produit peut suivre des séminaires en transformation de ce qu’elle produit. Kebe Ndieme Ndiaye

Financer des formations relatives aux activités des femmes, formation technique pour l'amélioration des activités traditionnelles en vue de faire dégager un gain. Noyau ASET

Les informer sur ce qu'elles peuvent déjà commencer à faire avant que l'aide extérieure vienne en appui. Aider à entreprendre ce qui peut être maîtrisé facilement.

Former en matière d'épargne et de diversification des activités. Encourager la formation en matière de gestion. Aider les femmes à s'adapter au crédit. Noyau Léré

" Former et responsabiliser entièrement : cela conduit à l’autonomie des organisations de femmes ".

Voisins Mondiaux

Des femmes du Togo conseillent ceci :

Il faut travailler longuement avec les femmes pour qu'elle acquièrent des connaissances de responsabilité des différents postes de leur OP, et les amener à organiser, animer, restituer des réunions et les formations. Il faut former les femmes en matière de négociation et d'élaboration des dossiers de projets auprès des bailleurs.

Mais, surtout, donner une priorité à l'éducation de la feme et de la jeune fille., tout en accompagnant par une formation thématique à des structures de base (éleveurs, fabrication de savon, producteurs des pépinières d'arbres, artisans, etc.) RAFIA-CAP Femmes

Au Mali, une OA veille à l'autonomie :

Un des points forts du programme, c’est la responsabilisation de ces femmes. Il faut éviter de venir avec des recettes toutes faites. Nous partons de ce qu’elles désirent et les activités sont menées en conséquence. Nous les formons vers ces activités et on les responsabilise. Et avec cette responsabilité, il y a une certaine autonomie au niveau des structures. Actuellement, il y a même une organisation féminine qui existe dans 24 villages.

On est parti des structures traditionnelles et on les a renforcées. Dans les villages, certaines organisations ont des présidentes très vieilles ; pourtant, on n’a pas voulu faire systématiquement des changements radicaux, mais plutôt partir de ces structures traditionnelles. Ces structures sont en train d’évoluer, à travers les formations ou les visites d’échange, mais souvent, l’organisation n’est pas très adéquate. Certains responsables, par exemple, cumulent les responsabilités : une trésorière peut également être secrétaire. Mais des améliorations sont en cours. Voisins Mondiaux


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Thème 5

Choisir avec les femmes des moyens d’aide adaptés

Mots-clés DPH du thème : Forme d'aide

 

Le " malheur " c’est que certains bailleurs refusent le petit, ils veulent donner tout de suite 10 millions ! "
Aminé Miantoloum

Bien distinguer les différents cas pour l’attribution de l’aide financière :

- Accorder des crédits à faible taux d’intérêt :

aux groupes cibles pour l’exécution des activités génératrices de revenus ;

aux entreprises ;

aux activités individuelles.

- Accorder des subventions pour les actions sociales, les actions communautaires de développement et la formation des femmes. ASET

Bien tenir compte de l’âge des associations :

Les associations féminines au Burkina sont jeunes. L’efficacité d’un outil est fonction de l’expérience. Partir d’un micro-projet* puis, avec l’expérience, passer à quelque chose de plus ambitieux. C’est une préparation de l’un par l’autre. Au départ, il y a nécessité de concevoir des micro-projets. Dans ce sens, le micro-projet n’est ni réducteur ni limitatif. Le micro-projet est un outil d’apprentissage. Il faut évoluer avec la base, donc tout expliquer, partir avec quelque chose de simple, faire le chemin avec eux.

On peut très bien ensuite avoir affaire à un " programme " (plusieurs micro-projets regroupés et gérés par le groupement). Le programme est efficace pour les femmes : il permet l'harmonie entre plusieurs activités. Marc Totté

Appuyer en recherchant l’autonomie de l’OP :

Pour cela, il faut libérer la parole des femmes, et deux conditions doivent être réunies : Qu’il ait été mis en place au sein des OP un système de vie démocratique, et une bonne gestion des activités de l’OP. RAFIA-CAP Femmes

Réagir rapidement à leurs initiatives :

J’imagine une idée de fonds souples : si les bailleurs peuvent créer des fonds souples* partout en confiant la gestion à des ONG ayant une certaine crédibilité, cela va beaucoup arranger les choses.

Nous avons dernièrement discuté de ces petits projets ; on s’est demandé si ce n’était pas possible de créer un fonds souple d’appui. Souvent les femmes envoient leur projet 2 ou 3 mois avant la date espérée du démarrage. L’étude de leur demande peut prendre parfois 4 ou 5 mois. Si nous avions un fonds souple avec un système de gestion approprié, les gens n’auraient pas besoin d’envoyer leurs projets jusqu’à Ndjaména, en Allemagne ou en France. En une semaine, une structure sur place peut donner une réponse positive ou négative pour permettre aux gens, si c’est négatif, de chercher d’autres façons pour se débrouiller rapidement. Surtout pour les femmes : quand elles ont un projet intéressant qui met du temps à se réaliser, elles se découragent. Alors que s’il y avait un fonds souple d’appui dont elles pourraient bénéficier rapidement, cela pourrait les encourager à développer leurs activités. Aminé Miantoloum

Garantir les emprunts de leurs entreprises auprès des banques :

L’aide doit parvenir aux femmes sous forme de crédit. Une subvention ou un fonds perdus, cela n’a jamais donné de fruits. Les gens ne font pas d’efforts. Par contre, les femmes ont besoin d’un fonds de garantie* qui leur permette d’avoir accès au crédit bancaire mais elles doivent être conscientes qu’en retour elles doivent épargner pour avoir des résultats et développer des entreprises.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas de subventions : on peut subventionner certaines choses, surtout au niveau des activités sociales et au niveau de l’alphabétisation. Fatou Bocoum


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