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Serie AF: Aide aux femmes
Pendant des années, les femmes des villages et des quartiers ont été négligées par les agents d'aide extérieure. Aujourd'hui, au contraire, les femmes sont devenues des interlocutrices incontournables. Quelles chances et quels problèmes apportent ce changement ? Comment rendre cette évolution utile à tout le monde?

Autonomie

Aide aux Femmes

Maîtriser l'aide pour arriver à nous en passer

Du projet à la convention de partenariat

Appui aux Organisations Paysannes Débutantes


AF8 - Faut-il des mesures de rattrapage en faveur des femmes ?

Dans beaucoup de pays, on constate que les femmes sont les principaux acteurs du développement. Et aussi qu’elles ne sont pas appuyées autant qu’il le faudrait. Alors, faut-il mettre en œuvre des mesures* de rattrapage* ?

Thèmes :
Les femmes ont été délaissées, il faut un certain rattrapage
Diverses mesures de rattrapage sont parfois prises
Epauler les femmes suppose de bien identifier leurs problèmes propres et d’adapter une réponse sur mesure
L’évolution des politiques d’appui aux femmes, au niveau international
Que proposent les noyaux de réflexion et les consultants ?

Mots-clés DPH:
Formation permanente
Genre
Stratégies d'appui

 

 

Thème 1

Les femmes ont été délaissées, il faut un certain rattrapage
Mots-clés DPH du thème :
Analphabetisme

 

Les agents de l’organisation d’appui Voisins Mondiaux, qui travaillent dans la zone de Ségou, au Mali, expliquent ceci :

Personne A :

Je pense que quand les ONG ont commencé à venir dans les villages, elles se sont surtout basé sur les hommes, et cela depuis des temps anciens. Même si on prenait les besoins des femmes en compte, on s’intéressait aux hommes pour résoudre les problèmes des femmes. Alors que si on voit les activités économiques du village ou bien même d’un pays, je crois que les femmes participent dans la majorité des cas. Si on prend le commerce, si on prend même la culture, avant on croyait que c’était seulement les hommes, alors que la femme contribue beaucoup en agriculture. Par exemple dans les champs de son mari elle prépare, elle cultive, et en même temps elle fait du commerce, c’est elle qui entretient les enfants. Vraiment, on est resté beaucoup de temps sans s’intéresser aux femmes.

Personne B :

Si le taux d’alphabétisation est faible aujourd’hui, je crois que c’est dû à la non-alphabétisation des femmes. Si on prend la population des villages on peut dire que le taux d’analphabétisme et de 80%. Mais sur ces 80%, il y a combien de femmes ? Peut-être 50% sur les 80%. Depuis longtemps on ne s’est pas tellement intéressé à la femme. Et par exemple si on prend un village, les activités d’un homme, s’il fait de l’agriculture, il fait sa culture et après il va à l’exode, il se repose ou bien il fait de l'artisanat. Mais pour la femme, c’est douze mois sur douze : que ce soit l’hivernage ou la période sèche, elle travaille, elle continue le commerce, la culture, tout. Donc, je crois qu’il est très intéressant de les aider parce qu’elles ont plus d’activités que les hommes.

Personne C :

Quand on regarde différents indicateurs* de développement et en faisant une comparaison entre la femme et l’homme, à tous les niveaux on voit que la tendance est plus favorable pour l’homme : la compréhension des aspects de santé, l’éducation, l’accès aux grands postes de leadership* et ainsi de suite, les revenus... quand on regarde tout cela et qu’on compare les femmes et les hommes, on a une tendance négative du côté de la femme. Et pour que la balance* soit redressée, un accent particulier doit être mis sur la femme pour qu’elle atteigne l’homme. C’est cela qui explique qu’il faut plus d’actions pour les femmes.

Mais je dirais aussi qu’il ne faut pas le faire selon l’approche femmes tout simplement mais peut-être qu’il faut le faire selon l’approche " genre "*. Nous ne parlons pas de femmes en oubliant les autres aspects, d’accompagnement et d’autres choses. Certaines ONG n’appuient que les femmes et ce n’est pas bon, parce que dans le milieu, pour atteindre la femme, il faut passer par l’homme. Si on saute l’homme et qu’on reste sur la femme, on ne va pas aller loin, c’est une question de stratégie. Le développement est un tout, on ne peut pas faire de développement d’un seul côté, il faut prendre le développement dans sa globalité.

Interview collective des agents de l’ONG Voisins Mondiaux, recueillie par Séverine Benoit, à Ségou, en mai 2001. [Fiche 466]

Opinion d’un consultant :

La plupart des traditions africaines relèguent la femme au second rang, avec, pour corollaire, un statut socio-économique inférieur ; elles ne sont pas autorisées à participer avec les homes aux réunions traitant des questions politiques et des problèmes de développement ; les femmes sont, de ce fait, coupées de tout contact avec les sources d’information, donc de connaissances. Jean Nya Ngatchou


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Thème 2

Diverses mesures de rattrapage sont parfois prises
Mots-clés DPH du thème :
Egalite Sociale

 

Au Sénégal, selon une responsable paysanne:

Il y a 70 membres dans notre groupement. Il y a quelques hommes mais les femmes sont plus nombreuses. Les gens qui nous ont aidé à former le groupement ont plus besoin des femmes, c’est pour cela qu’elles sont plus nombreuses. C’est au niveau de l’Etat qu’il y a eu une volonté gouvernementale d’organiser les femmes, c’est pourquoi, du sommet jusqu’à la base, il y a eu une organisation entre femmes.

On a eu l’expérience d’un seul financement extérieur, celui du moulin à mil, qui était une activité productive puisque les femmes arrivaient à subvenir à leurs besoins mais aussi à louer le moulin et donc à économiser l’argent. A partir de là, les hommes ont dit qu’ils pouvaient faire un projet avec les femmes et alors, il y a eu la création d’un GIE et c’est un homme le président et moi je suis vice-présidente. Normalement, les gens ont plus confiance en moi mais je ne sais pas écrire, c’est pourquoi c’est un homme qui sait lire et écrire qui est devenu président. Je suis en train de suivre une formation en alphabétisation. Mariam Ndao

Au Sénégal, selon une responsable des Maisons Familiales Rurales :

On peut dire qu’aujourd’hui il y a plus d’aide en faveur des femmes qu’en faveur des hommes, si on prend l’enveloppe globale qu’on reçoit des partenaires. Si par exemple on prend le volet crédit, a lui seul ce volet accapare presque 70% et le crédit est une activité spécifique aux femmes. Donc là, on peut dire qu’il y a discrimination positive* envers les femmes. Egalement, si on regarde du côté des adhérents, on dit qu’on va injecter tant, pour tant d’adhérents et dans la plupart des cas, les femmes sont majoritaires, donc le plus grand volume revient aux femmes. Mais en général, les activités que font les hommes sont beaucoup plus importantes que celles que font les femmes. Kébé Ndieme Ndiaye

Au Burkina Faso, selon une responsable d’appui aux entreprises :

On ne peut pas dire qu’à l’heure actuelle, on fait une discrimination et qu’on n’appuie pas les entreprises de femmes : on les appuie de la même manière que les entreprises d’hommes si elles se présentent à nous. Mais il serait possible qu’on ait une discrimination positive, c’est à dire écouter beaucoup plus les femmes et leur accorder beaucoup plus de facilités que les hommes. Alors qu’aujourd’hui on a les mêmes critères* à la base. Je crois que les femmes rurales, en particulier, ont besoin d’être aidées davantage pour les initiatives économiques, pour leur permettre d’avoir des petites et moyennes entreprises, parce que jusqu’ici c’est le domaine des hommes. Félicité Traoré


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Thème 3

Epauler les femmes suppose de bien identifier leurs problèmes propres et d’adapter une réponse sur mesure
Mots-clés DPH du thème :
Forme D'aide

 

Les agents de l’organisation d’appui Voisins Mondiaux, qui travaillent dans la zone de Ségou, au Mali, expliquent ceci :

Au début des interventions, le problème qui se posait, c’était la présence des hommes et des femmes. Les femmes n’osaient pas être en désaccord avec les hommes, elles disaient ce que les hommes disaient. Alors qu’elles avaient des besoins. Avec les interventions, les regroupements, les sensibilisations, les visites d’échange, etc, maintenant elles arrivent à s’exprimer même en présence des hommes. Parfois elles se plaignent même : pourquoi ce sont les hommes qui prennent les décisions alors qu’elles-mêmes veulent prendre les décisions ?. Elles ne veulent plus que ce soit les hommes qui décident à leur place. C’est en grande partie grâce aux visites d’échange. Les visites d’échange sont inter-villages et inter-OP aussi. Ce sont les groupements de femmes, d’un village à l’autre, qui vont se rencontrer. Pour le moment, je n’ai pas enregistré de réaction négative chez les hommes parce que quand certains problèmes sont résolus, les hommes disent même que cela va les aider pour gagner plus. Donc, elles ont l’appui des hommes.

Une des difficultés pour les femmes, c’est de se rencontrer pour échanger. Souvent, il y a des difficultés avec les moyens de déplacement. Pour le moment, au niveau des organisations, ce qu’elles ont adopté comme solution pour les moyens de transport, c’est d’utiliser des charrettes.

Une autre difficulté spécifique pour les femmes, c’est leur temps de participation. On a constaté que, par exemple, pendant les sessions de formation des femmes, si on applique le même temps de formation aux femmes qu’aux hommes, les hommes apprendront plus. Parce que les femmes dans le village doivent, par exemple, faire la cuisine, s’occuper des enfants et puis aller à la formation. Donc, dans la journée, elles ont moins de temps pour la formation que les hommes.

La solution qu’on a proposée, c’est de donner plus de temps aux femmes dans les formations qu’aux hommes. Pour une même formation, qui dure par exemple 45 jours, au lieu que les femmes fassent 45 jours, on augmente un peu ce temps de formation. Parce que si le temps de formation est de 6 heures par jour, on constate que la femme ne va pas avoir 6 heures de temps dans la journée pour faire cela. Une autre solution est de déplacer la session. Parce que tant que les femmes sont au niveau de leur village, elles sont obligées de préparer, de faire les travaux et activités ménagères. Mais une fois qu’elles quittent leur village, par exemple si elles viennent à Ségou, elles ne sont plus tenues de faire ces activités-là. Donc elles peuvent travailler sur la journée. Ce sont les deux stratégies* possibles : soit faire la formation à domicile mais en donnant plus de temps aux femmes, soit faire les regroupements au niveau du siège pour faire la formation. Chaque stratégie a ses avantages et ses inconvénients. Par exemple avec le regroupement, à la fois on n’arrive pas à toucher le maximum de femmes parce que l’homme qui a une seule femme, sa femme ne va pas faire le déplacement, sinon l’homme ne va pas manger (rires). C’est pourquoi on utilise les deux stratégies.

Interview collective des agents de l’ONG Voisins Mondiaux, recueillie par Séverine Benoit, à Ségou, en mai 2001. [Fiche 466]


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Thème 4

L’évolution des politiques d’appui aux femmes, au niveau international
Mots-clés DPH du thème :
Evaluation / Planification

 

Marie-Christine GUENEAU décrit ainsi l’évolution des priorités données (par les agences d’aide extérieure) aux actions concernant les femmes depuis la fin des années 1960 :

Au fil des conférences internationales et des travaux de recherche, au cours des trente dernières années, les théories et les stratégies ont évolué jusqu’à créer une discipline spécialisée, baptisée " Femmes et Développement " puis " Genre et Développement ". Cinq approches se sont succédées jusqu’à présent, dosant différemment le social et l’économique. Celles qui ont rencontré l’écho le plus favorable auprès des gouvernements sont les plus neutres politiquement, c’est-à-dire celles qui proposent des changements d’ordre pratique et surtout pas de remise en question profonde. Exposons brièvement ces différentes approches qui coexistent sur le terrain et inspirent les projets mis en œuvre.

L’approche Bien-être s’est développée de 1950 à 1970. Elle est centrée sur le rôle familial et domestique des femmes qui sont considérées comme des bénéficiaires passives* du développement. L’économique appartient à une sphère séparée, celle des hommes. Les projets d’aide découlant de cette approche sont de nature caritative ; ils visent la satisfaction des besoins pratiques dans les domaines de la santé, de la nutrition, du planning familial, de l’approvisionnement en eau.

L’approche Anti-pauvreté, née dans la mouvance des théories sur les plus pauvres des années 1970, attribue la subordination des femmes à leur pauvreté et propose donc une stratégie d’intensification de la productivité du travail des femmes. Mais, arrivant dans une période de croissance économique, cette approche fut rapidement taxée de productiviste* et n’aura pas un grand impact.

L’approche Egalité a vu le jour au moment favorable de la Décennie pour les Femmes lancée en 1975 par les Nations Unies. Ambitieuse, elle proposait des changements importants visant à réduire les inégalités entre hommes et femmes, basées sur la division sexuelle du travail*, et à accroître l’autonomie économique et politique des femmes.

Mais, considérée comme politiquement dangereuse, elle a été remplacée par l’approche Efficacité dès le début des années 1980. Cette quatrième approche connut un grand succès. Les femmes font alors l’objet de mesures et de projets au titre de la catégorie des pauvres dont elles constituent la majorité. Et, dans le même temps, elles sont considérées comme une ressource sous-employée* devant être mieux utilisée. C’est ainsi qu’arrivent sur le devant de la scène des projets productifs créateurs de revenus et des projets dits spécifiques c’est-à-dire réservés aux femmes. Les changements préconisés sont fonctionnels, en particulier liés à l’augmentation des revenus ; ils ne suggèrent pas de bouleversement de l’ordre social, ce qui fut pour beaucoup dans le succès de cette approche.

L’approche Renforcement du pouvoir est la seule à avoir été définie par des féministes et des organisations de base du Tiers Monde. Apparue dans les années 1980, elle vise le renforcement des capacités des femmes selon une stratégie visant leur promotion et non selon une stratégie de compétition ou de révolution contre les hommes. Elle recherche la participation des femmes aux instances sociales de représentation, de décision, d’administration et de gestion. Cette approche est restée d’une popularité limitée parce que née d’une analyse jugée trop politique par les gouvernements et les agences publiques d’aide.

Aujourd’hui, depuis 1985, une autre approche est née : l’analyse déterminée par le Genre qui souligne la complémentarité des rôles et des responsabilités entre les hommes et les femmes. Cette approche ne se limite pas à la satisfaction des besoins pratiques mais poursuit des intérêts stratégiques visant des changements importants comme : participation aux instances de décision, modification des lois, du code civil, du code du travail, etc. Concrètement, les projets spécifiques d’antan sont critiqués et il est recommandé de leur préférer des projets concernant en même temps hommes et femmes mais en ayant soin de prendre en compte les atouts et les contraintes de chaque genre d’acteurs.

D’après un extrait du chapitre 2, " Femmes en promotion ? ", de l’ouvrage " Sahel : les paysans dans les marigots de l’aide ", Marie-Christine GUENEAU, Bernard J. LECOMTE, publié en 1997 par L’Harmattan (Paris).


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Thème 5

Que proposent les noyaux de réflexion et les consultants ?
Mots-clés DPH du thème :
Reseau d'information

 

Les noyaux de réflexion suggèrent de :

… Rééquilibrer l’aide pour diminuer l’écart entre hommes

et femmes :

S’efforcer d’œuvrer pour la femme au même rythme que pour l’homme. Donner une autonomie à la femme dans certaines de ses actions. Apprendre à la femme à s’exprimer sans honte et sans crainte. Considérer et améliorer les actions de la femme. Encourager les actions de la femme dans tous les domaines. Dynamiser l’alphabétisation et la formation de la femme. Donner des appuis techniques à la femme dans ses activités. Aider les femmes à réaliser les mêmes activités que les hommes. Noyau Léré

Il est nécessaire d’organiser un apport de rattrapage pour les femmes par la formation. Revoir les conditions des différents apports aux femmes. Il faut un apport pas trop brutal. Privilégier les femmes par rapport aux hommes pour une période donnée. Terre Solidaire

La notion de genre* doit être introduite dans toutes nos actions pour un rééquilibrage des deux sexes. Intensification des informations, formations et échanges sur l’approche genre et ses avantages, appuyés d’exemples sur le terrain. APCD

Réduire les conditions d’obtention d’aide (caution, intérêt, garantie, etc.). Reconnaître et valoriser la capacité de la femme. Informer et former les femmes en les impliquant dans la prise de responsabilité à tous les niveaux. Noyau ASET

Appliquer la notion " genre " au sein des familles en sensibilisant à ce concept pour favoriser la femme dans ses tâches quotidiennes. Rencontre femmes Ouaga

Les consultants soulignent plusieurs aspects …

… Une expérience :

Au Club Unesco Martin Luther King, on peut dire que la démarche semble être la même. Ayant senti le besoin de mettre les femmes en avant, il nous a fallu d’abord assurer des formations. Lorsque ces femmes ont eu les formations adéquates, nous nous sommes rendu compte qu’elles étaient en mesure de conduire des programmes comme les hommes. Autre chose aussi, responsabiliser les femmes, oui, mais il ne faut pas que les hommes aient des complexes à être commandés par des femmes. Rencontre AGADA

… Mettre l’accent sur des actions à effet durable :

Décider d’organiser un apport de rattrapage pour les femmes participe du souci d’équité entre hommes et femmes. Un apport ne doit pas se limiter à quelques actions ponctuelles. Il serait plus utile de mettre l’accent sur des actions à effet durable. Mais je ne pense pas que l’aide extérieure devrait plus s’intéresser aux femmes qu’aux hommes. Il faudrait plutôt prendre en considération le comportement discriminatoire dont les femmes sont souvent victimes, et prendre des mesures appropriées pour rééquilibrer l’aide extérieure, en mettant un accent particulier sur les problèmes de femmes, apporter un appui concret à leurs activités : leur faciliter l’accès aux établissements scolaires, aux structures de formation professionnelle, assouplir les conditions d’octroi de crédit. Jean Nya Ngatchou

Une priorité exprimée par tous : la formation :

Le rattrapage s’impose dans tous les domaines et en particulier dans celui de la formation. Dans cette perspective, des formations spécifiques adaptées au temps libre des femmes doivent être offertes : formation technique mais aussi au management, à la gestion, à l’administration et à la direction des activités, qu’il s’agisse d’opérations purement économiques ou d’animation de la vie sociale et culturelle. Annick Miské Talbot


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