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Série
D : Appui aux Organisations Paysannes Débutantes |
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D7 - Améliorer le système d'aide pour l'adapter aux OPD Un organisme d'appui n'est souvent qu'un intermédiaire entre une agence d'aide et une organisation paysanne. Que faire pour que les divers acteurs de l'aide internationale adaptent leurs façons de faire pour mieux tenir compte des situations des OP qui débutent ? Débats Lattitude des bailleurs de fonds face aux OA et, de là, face aux OPD Rythmer la dépense daide selon le rythme des ressources de lOPD Utiliser toute la gamme des appuis possibles Mettre laccent sur le renforcement de lOPD Un organisme d'appui, spécialement conçu pour épauler des organisations débutantes (Six S) Changer les modalités daide et la " culture daide " Mots-clés DPH du livret : Intermediaire Negociation Systeme D'aide
Les contraintes
habituelles imposées par les bailleurs de fonds
Ce que disent les OP : Cette OA était trop exigeante sur les justifications ; elle allait jusquà nous demander des pièces justificatives pour acheter du bétail ! ! Nous nous sommes dit alors : " ces gens-là ne connaissent pas du tout le contexte dans lequel nous vivons ". Nous avons notre culture qui veut que, par exemple, pour acheter du bétail nous ne demandons pas de facture aux gens qui nous le vendent. On a beaucoup discuté avec lOA mais ils ont été catégoriques là-dessus. Sara Diouf Si chaque OA demande sa propre comptabilité, comment améliorer la gestion ? Il faut mettre en place un seul système comptable pour toutes nos activités ! Or, chaque bailleur ne demande que ce qui est en rapport avec largent quil a dépensé. Amadou Togo Le donateur doit suivre sans rupture lévolution du partenaire à la base. Il doit aussi suivre le travail dappui de lOA à lOP et voir le mode de confiance existant entre eux. Noyau Sawani Si on nest pas sûr daider de façon durable, mieux vaut ne pas commencer laide à une OPD. Une aide ne peut être utile que sur 10 ans au moins. Les contrats de partenariat souples (non rigides) et moins dirigistes sont meilleurs, car si lappuyeur a son programme que les OP doivent exécuter à tout prix, cest comme sil voulait les coiffer, " tondre leurs cheveux " en leur absence. Noyau Terre Solidaire
Ce que disent les OA : Les donateurs viennent et disent : " On a de largent pour tel ou tel domaine et cest tout " . A nous les ONG, ils demandent si on connaît des organisations paysannes qui peuvent rentrer dans leurs cadres. Si on en a, on les conseille et on leur donne des adresses. Mais il y en a aussi beaucoup qui repartent comme cela, car souvent leurs domaines sont des domaines qui nexistent pas ou bien leurs conditions ne sont pas accessibles aux OP que nous connaissons. Aminé Miantoloum Nous, ONG, discutons souvent en position de faiblesse, Les bailleurs nous mènent un peu la vie dure. Nous devons être aussi capables de dire non à certains moments. Le problème de survie ne doit pas nous faire oublier notre dignité. Nous devons être capables de dire à nos partenaires du Nord que nous voulons prendre ce chemin-ci et non celui-là. Fidèle Djetodjïde Kanayo
Lattitude
des bailleurs de fonds face aux OA et, de là, face aux OPD
Mots-clés DPH du thème : Conflit
Ce que disent les OP : Les agences donatrices doivent avoir le courage de dire la réalité aux OP et aux intermédiaires pour quelles acceptent ou refusent laide selon les conditions contenues dans cette aide. De même, les intermédiaires doivent être francs vis-à-vis des donateurs. Noyau Terre Solidaire Beaucoup des donateurs disent quils ont aidé les gens 50 ans et que le résultat nest pas satisfaisant. Ils disent cela sans toutefois évaluer les OA. Sil ny a pas le contrôle et le suivi de la part des donateurs, par quel chemin peut-on savoir que laide parvient vraiment aux OP ? Barmbaye Guelmian Analyse : Une ONG est souvent coincée par son propre financement, par son propre calendrier dexécution. LEtat est plus capable de sadapter ; il a la possibilité de modifier ses actions si la capacité des groupes de base à faire passer leur message est suffisante. Avec lEtat, nous OP, nous pouvons plus taper sur la table quavec une ONG qui dira : " Je comprends mais ce nest pas prévu pour nous cette année " ou bien : " Ce sera pour une prochaine fois ". Dune certaine façon comme responsable dans un mouvement paysan, je " suis " membre de lEtat mais je ne suis pas membre de lONG. Mamadou Cissokho Ce que disent les OA : " Les organismes daide veulent absolument que les gens fassent des programmes et des budgets. Je pense que cest nécessaire si on veut un peu progresser. Il faut apprendre à faire un programme, et apprendre à faire le budget en fonction du programme. Mais ensuite, lexigence de laide que ce qui est sur le papier soit exécuté, nous on la tellement et durement ressenti au Tchad ! Par exemple, sil y a linsécurité dans une zone, on ne peut plus y aller, on ne peut plus avoir de contact avec les gens, cest clair que lon ne va pas intervenir, cest clair que lon ne va pas utiliser tout le budget. On va essayer de trouver des moyens dutiliser largent dune autre façon, pour faire quelque chose dautre ou ailleurs, pour pouvoir faire quelque chose de valable. Et lon se fait toujours taper sur les doigts parce quon na pas fait telle chose exactement comme cétait marqué dans le budget. Geneviève Pillet Conseils aux bailleurs de fonds : Rapprocher les décisions doctroi de laide des pays et des gens nécessiteux, car, pour eux, les bailleurs de fonds sont généralement loin et le temps denvoyer, dattendre, ... cela dure des mois ! Venir voir les réalités du terrain. Car, généralement, ils ont leurs domaines dappui et pourtant, il y a parfois des domaines plus sensibles que ceux que les bailleurs de fonds ont décidé de financer. Aminé Miantoloum
Rythmer la
dépense daide selon le rythme des ressources de lOPD
Geneviève Pillet, explique ceci pour l'aide aux OPD du Sud du Tchad (Moundou) : " Un groupement qui a mis en place son fonctionnement, si laide arrive, alors sa méthode de fonctionnement nest plus adéquate pour gérer laide ! Il devrait normalement évoluer, se former et réfléchir pour être en mesure de sadapter à cette nouvelle situation. Parce quune aide extérieure, forcément, perturbe. Mais laide napporte pas souvent daccompagnement pour que le partenaire sadapte à une nouvelle situation. Alors cest difficile pour lancienne structure de faire face à quelque chose de tout à fait nouveau, dépassant ses possibilités dorganisation et de gestion. Souvent on croit, et cest lerreur que lon a commis à lASSAILD au début (1984), on croit que " puisquils ont été jusquà un tel niveau ", cest quils sont tout de suite capables de faire plus. Mais parfois, ce plus apporte des perturbations dans lorganisation elle-même, créant des situations qui vont tout modifier. Et cette structure nest pas capable de faire face tout de suite et déviter trop de problèmes. Aujourdhui (1999) lASSAILD ne donne plus dappui financier. On essaie daider les gens à réfléchir ; on leur dit : " Si vous demandez tel financement, si vous voulez gérer telle chose quest-ce quil vous faut ? Comment allez-vous vous organiser ? etc. " On les prépare et on peut aussi les accompagner aux différentes étapes. On les aide à faire un programme, à essayer de voir où ils veulent aller et comment ils veulent faire. Et à anticiper un peu les difficultés. Pour linstant, dans les associations que nous suivons, aucune ne se débrouille complètement parce que cela fait à peine deux ans quon travaille dans ce sens avec elles. Dautant plus quon ne travaille que quelques mois dans lannée et quon les voit peut-être une fois par mois. Ce nest pas de laccompagnement trop serré. Si tu fais un accompagnement trop serré, où tu vas voir les gens par exemple toutes les semaines, cest une façon de limiter leur autonomie*. Il faut les aider à réfléchir et puis leur laisser le temps de réfléchir entre eux, de transmettre à la base ce quils ont dit, de faire remonter les réflexions et cela prend beaucoup plus de temps quon ne croit. Au départ, la philosophie* de lASSAILD était de ne pas faire elle-même ses projets ; on voulait appuyer les projets des gens. Et puis, on sest rendu compte que presque tous les groupements présentaient plus ou moins les mêmes projets, quil y avait une sorte dimitation. Il ny avait pas une vrai demande ou une vraie démarche des gens. Pourtant, on allait discuter avec les groupements de la façon dont ils allaient gérer le matériel agricole en commun puisque la plupart du temps il sagissait (dans leurs demandes) de matériel agricole. On sait que tel organisme finance telle chose, donc on va demander telle chose. Cest un peu cela qui sest produit. Je pense quil est possible que naisse une " réelle " demande des gens, mais cela demande une toute autre démarche de financement et plus de temps. Si je prends le cas de lASSAILD, on avait par exemple demandé, dans nos budgets, 10 millions pour des crédits, pour telle année. Si on ne place pas dans les villages ces 10 millions de crédit, les financeurs vont dire que lon a mal fait notre budget et que lon ne connaît pas bien les besoins des gens. On se sent presque obligé de faire les choses plus vite quon ne voudrait. Alors que justement, si lon veut une demande " réelle " des gens, il faut prendre le temps de discuter avec eux, danalyser pourquoi ils sont ensemble, ce quils font, pourquoi ils veulent faire ceci, comment, etc. Du point de vue européen, il est logique que si tu nas pas dépensé la totalité de ton budget, tu reportes largent sur lannée suivante. Mes collègues tchadiens du comité de lASSAILD ont très mal accepté cela. Pour eux, si largent na pas été entièrement dépensé, cest quils ont été honnêtes ! Eux voulaient mettre largent non dépensé de côté. Or, à la fin de lannée, cest la course pour voir ce que lon a dépensé et calculer ce que lon peut acheter pour quil ne reste pas dargent ! On a voulu négocier tout cela. Parce que lun des soucis de lASSAILD était de ne pas vivre dun budget à lautre mais davoir un peu de réserve, de constituer un fonds de réserve. Mais cela a été refusé ". Interview de Geneviève Pillet par Séverine Benoit à Bonneville, le 10/5/99 (Fiche 419)
Utiliser
toute la gamme des appuis possibles
Ce que disent les OP : Accorder des aides aux OPD solvables et légalement reconnues. Dans le cas contraire, intensifier les formations, les visites déchanges aux OPD plus expérimentées pour les connaissances supplémentaires. Noyau Bédogo Identifier leffort et la faiblesse dune OPD afin de laider dans son travail et seulement pour ce qui manque. Noyau de Léré Faciliter la vulgarisation des informations. Noyau de Léré Les subventions, cest mieux pour le fonctionnement institutionnel. Mais pour les opérations rentables, la commercialisation et la production, les crédits sont plus adaptés. Tamba Yancouba Un exemple dévolution dune OA : " Les gens, quand ils se mettent en groupe, réalisent un certain nombre dactivités. Par exemple, la construction de puits, de magasins, de bâtiments scolaires ou bien de centres de santé. Par contre, pour les thèmes relatifs à la production par exemple, on ne peut pas mettre tout le monde ensemble. Les agents de lASSAILD faisaient du crédit aux groupements croyant que ceux-ci allaient investir dans des équipements. Or, faire des crédits de 200 000 CFA à des groupes de 10 à 20 membres, on se retrouve avec 20 000/10 000 CFA (100 FF) par personne et cela ne sert pratiquement pas à grand chose pour augmenter la production. Cest pourquoi on est arrivé à concevoir deux niveaux dappui : le niveau des organisations paysannes pour aider à résoudre un problème qui dépasse le niveau dun individu ; le niveau individuel où lon travaille directement avec le paysan dans son exploitation pour laider, en fonction de son niveau, à améliorer ses conditions de vie. " " Zambo " Djeralar Miankeol " Laide à ses projets sans appui à lOP elle-même (renforcement institutionnel) est un poison. " Noyau ATPC Ce que disent les OA : Il est essentiel de favoriser une prise de conscience générale, de tous les membres des OP et de lensemble des partenaires, sur la nécessité quil y a à considérer laide comme une "deuxième main". Olinga Ayissi Ne pas négliger de promouvoir lépargne interne. Jérôme Iung Façons de faire : Les actions suivantes peuvent contribuer au renforcement dune OPD : formation technique des membres dans tous les domaines de la chaîne de production agricole ; facilités et accès à linformation ; assistance technique temporaire, pour la gestion et pour la mise en route de certaines activités nécessitant des compétences techniques particulières. Jean Nya Ngatchou
Mettre laccent
sur le renforcement de lOPD
Mots-clés DPH du thème : Strategie D'appui
Ce que disent les OP : Aider lOPD à différencier le bien public du bien privé. ; Aider lOPD dans le choix et lélaboration du projet ; Aider lOPD à avoir la capacité de négociation nécessaire et à ne pas être trop ambitieuse ; Lui donner des informations et la formation sur les devoirs et droits des membres. Noyau ASET Aider les OPD à avoir un mode de représentation, à rédiger les statuts et le règlement intérieur. Noyau de Léré Aider les OP à mieux sorganiser autour des activités rentables : les inciter à la gestion coopérative ou à se constituer en union et fédération avec une forte mobilisation de lépargne intérieure ; Initier les OPD et leurs divers interlocuteurs à lajustement entre eux de leurs discours, de leurs modes de discussion et de leurs rythmes respectifs. Aider les membres à faire lauto-évaluation de leurs activités. Noyau de Tchamba Développer ou améliorer les initiatives locales cest mieux que de transporter des actions réussies ailleurs pour les imposer aux OP. Noyau Terre Solidaire " Ce qui est sûr cest que le refus de lappui institutionnel par certaines agences est un frein ". Daouda Diagne
Ce que disent les OA : Assurer des visites déchange avec dautres OP qui ont déjà franchi cette étape. Noyau APCD Si on a lobjectif dappuyer les paysans(nes) et daboutir à ce quun jour ces personnes puissent arriver à négocier et à mener leur vie comme elles lentendent, le succès de lONG est quelles ne soient pas dirigées par dautres quelles-mêmes. Cest alors une réussite pour lONG, même si elle doit mourir après le succès ! " Joséphine Ndione
Un organisme
d'appui, spécialement conçu pour épauler des organisations
débutantes (Six S)
Mots-clés DPH du thème : Apprentissage
La grande sécheresse de lannée 1973 en Afrique de lOuest a agi comme un révélateur. Ici et là, de jeunes paysans, les femmes en particulier, se sont unis au sein de toutes sortes de groupements volontaires pour surmonter le désastre. Comment les appuyer durablement sans tuer leurs propres efforts ? Comment contribuer à ce que ces petits groupements autonomes sunissent entre eux ? Cest pour tenter de répondre à ces deux questions que fut créée en 1977, lassociation suisse Six S (Se Servir de la Saison Sèche en Savane et au Sahel). Deux contraintes guidèrent sa stratégie : dune part, cétait lépoque où largent de laide ne se mobilisait quà travers de grands projets : or les groupements progressaient au jour le jour, par des actions petites tout à fait variées et difficiles à prévoir : dautre part, la " démocratie* " nétait la préoccupation ni des gouvernements, ni des agences daide. Un organisme étranger qui aurait montré sa volonté dunir entre eux des groupements autonomes aurait été inacceptable. Alors ? Ni un projet d'aide, ni une organisation faîtière*, quel statut choisir pour SixS ? Finalement, le petit groupe de fondateurs sahéliens et européens, choisit celui dune association internationale de droit suisse dont lobjectif était de mettre à la disposition des groupements un fonds souple, cofinancé*, renouvelable et géré par eux. Ce fonds était donc :
Souple : cest à dire nexigeant pas, pour être dépensé par un groupe, que ce dernier élabore et fasse approuver au préalable un projet écrit. Co-financé* : pour combiner les apports propres du groupement et le coup de main de Six S pour toute réalisation. " Le partenariat à long terme est mieux que le partenariat éphémère ". Noyau Terre Solidaire Renouvelable : mis en place en début de saison sèche (Novembre), le fonds - pourvu que le décompte des dépenses, des prêts et des remboursements soit fourni et approuvé en fin de la même saison (juin) - est à nouveau attribué pour la saison sèche suivante (et ainsi de suite durant plusieurs années). Géré par les groupements : un comité constitué entre les responsables paysans(nes) dune même zone attribue lui-même les dotations* pour chaque saison sèche aux groupements et en contrôle lusage. Par ce dispositif, Six S a contribué, de 1977 à 1992, au financement de milliers dactivités (productives ou sociales, institutionnelles ou rentables) menées par plusieurs centaines de groupements du Burkina Faso, du Sénégal, du Mali et dans une moindre mesure, de Gambie, du Togo et du Niger. En même temps, lassociation a épaulé les premiers pas et contribué au développement (de lintérieur, en cofinançant quelques unes de leurs fonctions) de 73 unions de groupements et de deux fédérations dunions (Naam au Burkina Faso et FONGS au Sénégal). La dose dassistance technique étrangère na pas dépassé le volume de trois à six mois/consultant par an et na touché que les aspects comptabilité, communication, formation, suivi-évaluation-prévision. Extraits du livre de M.C. Gueneau et B.J. Lecomte : " Sahel : les paysans dans les marigots de l'aide ". LHarmattan, 1998
Changer les
modalités daide et la " culture daide "
Mots-clés DPH du thème : Formation Permanente
Ce que disent les OP : Celui qui dit que laide cest seulement les puits et les réalisations et qui nappelle pas " aide " la formation ou les échanges, je crois quil a raison (ou du moins, quil a bien observé !). Prenons un exemple, celui du programme " micro-réalisations " : ils refusent de financer des projets qui ne sont pas observables ; alors celui qui dit que la formation nest pas de laide a en partie raison parce quil voit que les agences daide ne sintéressent quà ce qui est visible. Cest philosophique*. Quand on te donne largent, on ne parlera pas de la formation, on va parler du puits, du barrage, du moulin, des diguettes. Et on va oublier que pour faire les diguettes, il faut de la formation* et d'autres fonctions à remplir par l'OP. Alors peut-être ils pensent que la formation ce nest pas de laide ! Alors cest quoi ? Baba Ouedraogo Ce que disent les OA : LOA devrait accepter le principe dassocier les OP bénéficiaires de son programme à la formulation des critères de réussite et des indicateurs permettant de les mesurer. Lintermédiaire peut aussi se construire en interne ses propres critères et indicateurs pour mesurer " la réussite " de son appui. La prise en compte des deux démarches ne peut être que constructive dans le cadre de lamélioration dun véritable partenariat. Daouda Diagne
Il sagit aussi dinitier les OPD et leurs divers interlocuteurs à ajuster entre eux leurs discours, leurs modes de discussion et leurs rythmes respectifs. Jérôme Iung Il y a une réflexion de fond à faire pour redéfinir ce que lon appelle un programme. Je vois ce dernier plus intégré au niveau des villages. Surtout il partirait de leurs potentialités. Il partirait de leur niveau et se ferait peut-être sur dix ans, mais à leur rythme. Je vois dans ce type de programme une stratégie de mise en valeur des ressources des villages, sadaptant au niveau de compétence où en sont les gens et aux capacités de chaque village. Ce ne serait pas une liste dactivités à réaliser en trois ans, selon tels coûts prévisionnels. Le bailleur de fonds sintéresse au détail des coûts, mais, pour moi, ce qui est important nest pas le coût en soi ; il faut lier entre eux les coûts ou plutôt le rythme des dépenses (effort propre plus aide) et le niveau des capacités auxquels les gens sont arrivés. Julien Nyuiadzi
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